Catherine Bédécarrax https://www.catherine-sophro.fr/ Sat, 01 Apr 2023 09:26:19 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0 https://www.catherine-sophro.fr/wp-content/uploads/2023/02/cropped-catherine-bedecarrax-fav-1-32x32.png Catherine Bédécarrax https://www.catherine-sophro.fr/ 32 32 La manipulation dans le couple ou la spirale infernale d’une violence invisible et sournoise https://www.catherine-sophro.fr/la-manipulation-dans-le-couple-ou-la-spirale-infernale-dune-violence-invisible-et-sournoise-2/ Wed, 11 Jan 2023 08:00:12 +0000 https://demo.ovatheme.com/mellis/?p=3142 La victime d’un manipulateur se voit infliger une double peine : elle est détruite par son bourreau et souvent incomprise de son entourage.

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La victime d’un manipulateur se voit infliger une double peine : elle est détruite par son bourreau et souvent incomprise de son entourage.

La destruction de la victime

Tout d’abord, il y a la dévalorisation permanente, le manque de respect de sa personne, de ses envies, de ses besoins, les mensonges incessants, la culpabilisation, la communication floue qui sèment le doute dans l’esprit de la victime. La violence psychologique laisse beaucoup de traces.
« Suis-je folle ? » « Est-ce moi qui ait un problème ? » se répète la victime après chaque crise.
Le manipulateur entretient cette culpabilité en projetant sur la victime ses propres comportements : « Tu ne me manipuleras pas, tu ne m’enfermeras pas dans tes délires ! »

Ce phénomène destructeur se passe souvent dans le huis-clos familial, à l’abri des regards extérieurs. Et le manipulateur peut même justifier son attitude auprès des enfants : « Elle est malade ! ». Il utilise les symptômes développés par la victime suite à tout ce qui lui a fait endurer pour la dévaloriser, l’humilier, la présenter comme « celle qui a un problème ». « Elle s’enferme dans sa solitude ! ». En réalité, la victime se protège, s’isole pour ne pas être la cible du manipulateur.

L’aveuglement de l’entourage

Mais il ne faut pas négliger la souffrance qu’éprouve la victime face au monde extérieur.
Le manipulateur étant bien souvent un comédien hors-pair, il se montre aux autres sous son meilleur jour. Le mari parfait, le gendre idéal, le professionnel accompli à qui tout réussit… Tout le monde l’idéalise, est comme hypnotisé par ce personnage si charismatique. L’entourage aime à passer du temps avec lui, lui demander des conseils, même pour des choses pour lesquelles il ne connaît rien, car on prête au manipulateur toutes les qualités et toutes les capacités tant il « en jette » !

La victime est consciente de l’aura du manipulateur et n’ose pas s’exprimer. « Ils ne me croiront jamais ! ». Alors parfois, elle essaie de lancer quelques perches « Vous savez, la réalité n’est pas toujours aussi rose qu’elle ne parait. » Mais personne ne relève et la victime se dit alors qu’elle va passer pour la méchante qui essaie de critiquer le « mari idéal ».

La spirale infernale de l’emprise

Alors la victime doute, se demande si elle est responsable de la situation, se recroqueville, elle « survit » en espérant que la situation va changer, en pensant que si elle exprime calmement ses besoins, ce qu’elle ressent à son bourreau, il va faire preuve d’humanité et d’empathie, il va changer ses comportements. Peine perdue !

La victime cache même les actes du manipulateur de peur que les autres le fuient ! Elle devient alors son sauveur ! « Si je dis à cette personne comment il parle d’elle alors qu’elle l’idéalise, soit elle ne me croira pas, soit elle ne voudra plus le voir ! » « Si je me confie sur ce qu’il a fait, les autres vont le détester ! ». Et tant que la victime reste dans cette relation aliénante, elle protège son bourreau.

La victime se sent seule, isolée. Il lui est même reproché de ne pas parler d’elle, d’être secrète alors qu’elle aimerait tant se confier, livrer au monde entier ce qu’elle vit, ce qu’elle endure !

La spirale infernale dans laquelle est plongée la victime d’un manipulateur est épuisante, vide la victime de toute son énergie, l’empêche de vivre pleinement !
Il faut un « déclic », un événement dans la vie, pour pouvoir sortir de cette emprise car si le monde extérieur est souvent à mille lieux de deviner ce que peut vivre la victime, il faut aussi parfois à la victime elle-même des mois, voire des années pour prendre conscience de ce qu’elle a vécu…

Ce texte est écrit en prenant l’exemple d’une victime femme d’un manipulateur homme, mais bien entendu, il existe aussi des manipulatrices.

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La sophrologie à l’Opéra https://www.catherine-sophro.fr/la-sophrologie-a-lopera/ Wed, 30 Aug 2017 08:00:09 +0000 https://catherine-sophro.pixelune.com/?p=4067 Interview de Catherine au sujet de son extraordinaire expérience de sophrologie à lʼOpéra.

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Article de Nathalie Gueth Vallet, extrait du Journal Sophromédia du 30 août 2017.

C’est avec un immense plaisir que j’ai interviewé Catherine Praicheux sophrologue à Bordeaux au sujet de son extraordinaire expérience de sophrologie à l’Opéra.

Bonjour Catherine, je suis enchantée de cet échange entre sophrologues. Peux-tu nous parler un peu de toi, de l’exercice de ta profession ?

Bonjour, je suis Catherine Praicheux, j’ai 45 ans. Après des études en école de commerce et plusieurs expériences qui m’ont menées en Angleterre, en Guyane française, à Sète, puis à Bordeaux, j’ai créé avec mon mari plusieurs sociétés dans l’export des vins et spiritueux. Mon intérêt pour le développement personnel, l’Autre, ses ressources intérieures, m’ont amenée à m’intéresser de plus près à la sophrologie, que j’avais approchée lors de ma préparation à l’accouchement et qui m’avait laissé un souvenir ému. Ma formation en tant que sophrologue à l’ISEBA (Institut de Sophrologie Existentielle de Bordeaux Aquitaine) n’a fait que confirmer cette première belle impression.

Etre en harmonie avec soi-même et avec son environnement, c’est ce que m’apporte la sophrologie et ce que je souhaite transmettre.

Aujourd’hui, je dispense des séances de sophrologie aux artistes du Choeur de l’Opéra de Bordeaux.

J’ai su que tu avais proposé la sophrologie dans un contexte singulier et je te remercie d’avoir proposé de raconter cette magnifique expérience dans Sophromédia.

Et l’Opéra vit la sophrologie

Salvatore Caputo, Chef de Choeur de l’Opéra de Bordeaux, m’a fait le grand honneur de me proposer de faire une petite séance de sophrologie lors du concert Fauré un samedi soir. Il s’agissait de partager avec le public une méthode de relaxation utilisée par le Choeur.

Ce fut un grand moment d’émotion, de retour à l’instant présent et de partage. J’ai ressenti une réelle communion, une alliance entre le public, les artistes et moi-même.

Dans ce théâtre comble de 1100 personnes,  à l’écoute et très participatives. Une très belle expérience dans ce lieu magique qu’est le Grand Théâtre de Bordeaux.

Je remercie vivement M. Caputo, les artistes du Choeur, la pianiste Maria Luisa Macellaro La Franca et le public pour leur participation et la confiance qu’ils m’ont accordée.

Et dis moi Catherine est-ce que le public a applaudi à la fin de la séance de sophrologie ? Comment s’est fait la transition avec le concert… et est-ce que tu as le sentiment que cette séance pouvait représenter une synchronisation de coeurs à choeur pour une écoute plus intense et plus juste ?

Oh, comme j’aurais aimé y assister…

Le Chef de Choeur a démarré la Pavane de Fauré, mélodie très douce, juste après mon intervention. Cela s’est fait en douceur, en continuité. La séance de sophrologie était aussi une manière de relaxer et de synchroniser le public avant ce sublime morceau. Effectivement, la séance de sophrologie et La Pavane se sont harmonisées à merveille.

Merci beaucoup à toi d’avoir partagé cette prodigieuse expérience pleine de magie avec les lecteurs de sophromedia.

Merci à toi, à Sophromédia et ses auteurs de partager autant d’informations de qualité, utiles aux sophrologues et à tous ceux qui s’intéressent à la sophrologie.

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Séance de sophrologie au Chœur de l’Opéra https://www.catherine-sophro.fr/seance-de-sophrologie-au-choeur-de-lopera/ Wed, 05 Apr 2017 07:00:30 +0000 https://demo.ovatheme.com/mellis/?p=3137 C’est un petit plus offert aux artistes du Chœur de l’Opéra de Bordeaux. Six séances de sophrologie dispensées avant les répétitions, pour « faire du chœur une oasis de zénitude ».

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Article d’Isabelle Castéra, extrait du Journal Sud Ouest du 5 avril 2017.

C’est un petit plus offert aux artistes du Chœur de l’Opéra de Bordeaux. Six séances de sophrologie dispensées avant les répétitions, pour « faire du chœur une oasis de zénitude ».

Le néophyte ne peut se douter de l’engagement physique que représente le fait de chanter dans un chœur classique. Ce matin là, dans une salle de répétition de l’Opéra de Bordeaux, c’était autour des hommes de se déchausser avant de se lancer dans une séance de sophrologie. Comme une plongée à la lisière de la conscience, et ce, juste avant la répétition.

Catherine Bédécarrax, sophrologue à Bordeaux, dispense cet atelier à l’invitation du chef de chœur Salvatore Caputo. Parce que, dit-il, je suis toujours à côté de mes artistes, et la sophrologie peut leur permettre une détente nécessaire dans une profession exigeante. Je cherche à faire de l’Opéra de Bordeaux une oasis d’excellence, de bonheur, de zénitude, sans jamais perdre le lien avec le public. D’ailleurs, c’est le public de l’Opéra qui, le premier, à bénéficier d’une séance de sophrologie express, le 11 février 2017, juste avant le début du concert de Gabriel Fauré. Toute une salle yeux fermés, dans le silence, prenait conscience de sa respiration, de chaque partie de son corps, pendant trois minutes d’éternité.

“Je m’intéresse à ce qu’il y a autour de moi, à mon rythme cardiaque, je laisse le monde extérieur à l’extérieur”

Pour une cohésion du groupe

Donc ce matin, avant la répétition, les hommes du Chœur de l’Opéra attendent ce cours de pied ferme. Pierre : “Nous avons un rapport au corps particulier, très attentif. Nous sommes toujours en train de nous écouter, car notre corps est notre instrument. Pendant une séance de sophrologie, il se passe autre chose de nouveau. Pas de performance, on lâche le contrôle, la rigueur et on réinvestit d’autres parties du corps”.

Olivier : “On découvre un nouvel outil de relaxation et nous en avons besoin”. Certains auraient préféré que la séance de sophrologie se déroule en fin de répétition, d’autres en revanche, estiment que démarrer la journée par un moment de détente est “un pur moment”. Enfin, ce moment, cette parenthèse de paix, est pour eux, juste pour du mieux-être. Ils en sont pleinement conscients. “Tous les jours, ce serait parfait”, remarque Daniele.

Aujourd’hui, Catherine Bédécarrax, propose une séance pour “reprendre contact avec la peau”. Elle demande en préalable à chacun des participants comment il se sent et certains reconnaissent avoir mal dormi, être courbaturé… Puis, les yeux se ferment, les pieds posés à plat au sol, seule la voix de Catherine ponctue l’espace : “Je m’intéresse à ce qu’il y a autour de moi, à mon rythme cardiaque, je laisse le monde extérieur à l’extérieur, je m’intéresse à mes pieds, à mes mains, à mon cou”. La plongée est lente, pallier par pallier, chaque étape permet à un verrou de céder. Tous les bruits parasites du dehors s’étouffent, laissant l’énervement de la ville derrière les murs : la cloche du tram, les injonctions, les vrombissements…

Gestuelle d’auto-massages

Une fois que l’ensemble du groupe semble avoir lâché prise avec le réel, Catherine propose une gestuelle d’auto-massages, les poings fermés, sur toutes les parties du corps. Il s’agit de tapoter pour stimuler, éveiller, prendre conscience du cou, des chevilles, des coudes, des épaules, du crâne. Puis souffler, souffler encore. Il faudra doucement remonter à la surface, reprendre pied, se secouer et s’étirer comme des chats. Suivront les femmes du chœur, pour une initiation identique et forcément bénéfique. Lors de la soirée de concert Fauré, les artistes ont noté après les trois minutes de sophrologie, une attention du public toute particulière. Preuve qu’il s’était passé quelque chose.

La sophrologie, c’est quoi ?

La sophrologie est un terme créee par Alfonso Caycedo, médecin neuropsychiatre, né dans les années 30 à Bogota, orienté par l’école de psychiatrie phénoménologique et existentielle, pour désigner une méthode qu’il a conçue pour l’étude de la conscience harmonieuse et la conquête de l’équilibre corps-esprit, par la répétition de techniques psychocorporelles qui lui sont propres. Il s’agit plus particulièrement de la première science d’étude de la conscience. Initiée dans les années 60, elle ne cesse depuis d’évoluer. Cette pratique s’adresse à tous ceux qui souhaitent développer leurs capacités et leurs ressources dans leur vie personnelle comme professionnelle, mais pas seulement. Elle permet à des personnes en difficulté de trouver là un moyen d’apaisement, où le corps et le mental s’équilibrent enfin. On peut la pratiquer depuis l’enfance jusqu’à la fin de sa vie, car la sophrologie n’exige pas de capacités physiques exceptionnelles.

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